Sélectionner une page

La Maison de la mort : à la croisée des destins

James Whale, auréolé du succès de Frankenstein (1931), signe avec La Maison de la Mort (1932), également connu en France sous le titre Une soirée étrange, son deuxième film pour les studios Universal. Cette énième adaptation d’une œuvre littéraire lui permet de réunir devant la caméra bon nombre de talents, parmi lesquels Boris Karloff ou encore le tout jeune Charles Laughton. Longtemps considéré disparu, le film émergera du fin fond d’une malle au tournant des années 70 avant de bénéficier quarante ans plus tard d’une restauration inédite en 4K que propose aujourd’hui de découvrir en salle le distributeur Carlotta Films. Voici donc l’histoire rocambolesque d’un petit film d’angoisse bien trop souvent jugé mineur, sans considération aucune pour sa mise en scène au cordeau.

Philip et Margaret Waverton (Raymond Massey et Gloria Sturart), accompagnés de leur ami Roger Penderel (Melvyn Douglas) se retrouvent piégés en voiture dans une violente tempête nocturne qui balaie la campagne galloise. Le trio trouve refuge dans une vieille bâtisse isolée où vivent Horace Femm (Ernest Thesiger) et sa bigote de sœur Rebecca (Eva Moore) en compagnie de leur inquiétant domestique, le mutique Morgan (Boris Karloff) apparemment porté sur la bouteille, ainsi que le mystérieux patriarche centenaire, Sir Roderick Femm (Elspeth Dudgeon). Ils seront rejoints pendant le dîner par le jovial Sir William Porterhouse (Charles Laughton) et son amie, la pétillante Gladys Duquesne (Lilian Bond). Une atmosphère pesante faite de terreur et de mystère s’empare des hôtes, laissant présager une longue nuit d’angoisse dont personne ne sortira indemne… Le scénario de La Maison de la mort s’inspire d’un roman sorti en 1928, Benighted, écrit par le romancier britannique John Boyton Priestley. Ce dernier signera juste après son premier grand succès d’estime, The Good Companion (1929), qui recevra le Prix James Tait Black, succès que ne viendra pas même démentir son chef d’œuvre Angel Pavement (1930). L’auteur se tournera par la suite vers le théâtre, nombre de ses pièces et romans bénéficiant d’adaptations au cinéma, sur scène et même à la télévision. Si la fin des années 20 voit l’émergence d’un nouvel auteur en Angleterre, 1929 marquera également un tournant dans l’histoire du cinéma hollywoodien. C’est en effet à cette époque qu’un certain Carl Laemmle Jr, 21 ans, prend la succession de son père à la tête du studio Universal.

Universal Pictures

Carl Laemmle Jr commencera par travailler chez Universal en 1928 en tant que directeur de production pour superviser les premiers films parlants, les talkies, suite au succès rencontré par Le Chanteur de jazz (Alan Crosland, 1927) produit par les frères Warner. Malgré ses fastueux moyens de tournage et ses méthodes de production peu dispendieuses, le studio peine encore à s’imposer face aux grands, comme Adolphe Zukor, William Fox ou Marcus Loew. Carl Laemmle, le père, a refusé d’étendre ses activités à l’exploitation, contrairement à ses concurrents. Ses productions, comprenant des mélodrames, des westerns et autres serials, réunissent de grands talents de l’époque, comme John Ford, Rex Ingram ou encore Lois Weber, l’une des premières femmes cinéastes à Hollywood. Mais c’est surtout l’acteur Lon Chaney, la star du Bossu de Notre-Dame (Wallace Worsley, 1923) et du Fantôme de l’Opéra (Rupert Julian, 1925), qui sauvera un temps la mise au studio. Épuisé, le producteur offre à son fils la direction du studio en guise de cadeau d’anniversaire en 1929.

James Flavin, James Whale, Bela Lugosi, Carl Laemmle, et Tom Mix © DR

Junior s’empresse alors de mettre à jour et aux normes l’entreprise familiale qu’on pointe du doigt pour sa pratique du népotisme. Celui-ci achète ainsi des salles de cinéma, convertit la production au son avant de sortir Show Boat (Harry A. Pollard, 1929), la comédie musicale Broadway (Paul Fejos, 1929) l’un des premiers films Universal partiellement en Technicolor, et surtout le prestigieux A l’Ouest, rien de nouveau (Lewis Milestone, 1930) d’après l’œuvre d’Erich Maria Remarque, premier film de l’Histoire à recevoir l’Oscar du meilleur réalisateur l’année même de sa sortie. Mais les studios Universal accusent un déficit de 2,2 millions de dollars dans ses revenus au tournant des années 30. Dans sa quête de productions peu onéreuses, Carl Laemmle Jr s’intéresse alors aux films de genre, susceptibles d’attirer les foules et de faire sensation pour un investissement moindre. Le producteur s’essaie donc à l’exercice avec Dracula (Tod Browning, 1931) puis Frankenstein (James Whale, 1931), deux œuvres adaptées de romans et couronnées de succès, qui mettent en scène des stars du muet (Bela Lugosi et Boris Karloff). Les films rapporteront plus de trois millions de dollars à eux deux, sauvant ainsi Universal de la banqueroute annoncée. Frankenstein permettra surtout à Carl Laemmle Jr d’entamer une collaboration fructueuse avec un réalisateur appelé à devenir le spécialiste du genre, James Whale.

Boris Karloff et Marilyn Harris dans Frankenstein, en 1931 © Universal Pictures

It’s a Whale !

James Whale (1889-1957) naît dans le milieu ouvrier anglais à la fin du XIXe siècle. Aussi se retrouve-t-il obligé de délaisser les cours dès l’âge de 16 ans pour gagner sa vie, et soutenir sa famille. C’est au cours de cette période qu’il se découvre une passion pour le dessin et la peinture. Son travail à la coordonnerie lui permet de se payer des cours du soir à la Dudley School of Arts and Crafts. Mais la Première Guerre Mondiale éclate. Nous sommes alors en 1914. Le jeune homme, âgé de 25 ans, n’a d’autre choix que celui de rejoindre les rangs de l’armée. Devenu sous-lieutenant, Whale se retrouve prisonnier des allemands en Flandres en août 1917. Il passera le reste de la guerre dans un camps de détention où il se piquera d’intérêt pour le théâtre et le poker, qui lui permettra de financer sa nouvelle vie de civil au retour de la guerre. Les années 20 le voient ensuite commencer une carrière de dessinateur humoristique avant de se faire embaucher au théâtre comme décorateur. James Whale, ouvertement gay, fréquente alors un after-hour-club, The Cave, où se rencontrent Aldous Huxley, John Gielgud, H.G. Wells, Claude Rains (dont il adaptera L’Homme Invisible), et quelques futurs collaborateurs parmi lesquels Claude Rains, Charles Laughton et Laurence Olivier. En effet, lorsqu’on lui donne l’occasion de mettre en scène A Journey’s End (R.C. Sheriff, 1928), celui-ci proposera le rôle principal au même Laurence Olivier, que l’acteur ne reprendra pas pour accompagner la production jusqu’à Broadway.

La pièce, considérée comme un parent pauvre d’A l’Ouest, rien de nouveaupermet à James Whale de s’exporter aux États-Unis où les producteurs commencent à s’intéresser à lui. Paramount le débauche alors en 1929 en qualité de dialoguiste pour ses nouveaux films parlants, à commencer par The Love Doctor (Melville W. Brown, 1929). Son talent lui vaut de collaborer ensuite avec Howard Hughes pour l’adaptation sonore de son film Hell’s Angels (1930), puis de réaliser lui-même l’adaptation de A Journey’s End à New York grâce à deux producteurs anglais. Nous sommes alors 1930. Carl Laemmle Jr s’empresse de signer James Whale, dont le premier film a rencontré un franc succès de part et d’autre de l’Atlantique. Cette première collaboration sera entamée avec Waterloo Bridge (1931), d’après la pièce de Robert E. Sherwood dont le producteur achète les droits pour en faire une œuvre prestigieuse. L’histoire suit celle d’une chorus girl devenue prostituée à Londres pendant la Première Guerre Mondiale. Comme à son habitude, Carl Laemmle Jr confie un budget restreint et un calendrier serré à son jeune réalisateur.

James Whale et R.C. Sherriff, en 1936 © Bettman/Getty Images

Ce dernier s’en sort brillamment, parvenant même à faire des économies pour un film à un succès. Le producteur ravi laisse donc le choix du sujet de son nouveau projet à James Whale, las des histoires de guerre. Ce sera donc Frankenstein (1931) d’après le roman de Mary Shelley. Le chef d’œuvre du cinéma fantastique donnera ses lettres de noblesse au réalisateur, au producteur et au studio qui assurera désormais la promotion des films de James Whale par cette seule accroche : « It’s a Whale ! ».

The Old Dark House 

Le franc succès que viennent de rencontrer successivement Dracula puis Frankenstein convainc Carl Laemmle Jr de continuer sur sa lancée. Il s’intéresse alors au roman de J.B. Priestley Benighted, dont l’histoire teintée d’angoisse et de désillusion (celle de la Première Guerre Mondiale), pourrait bien intriguer James Whale. Benn Levy, déjà remarqué pour son travail de dialoguiste sur le film Chantage (Alfred Hitchcock, 1929), reçoit une invitation de Laemmle Jr à venir écrire le scénario de ce qui deviendra The Old Dark House. L’auteur doit d’abord s’acquitter de l’écriture du Démon du sous-marin (Marion Gering, 1932) pour la Paramount. R.C. Sherriff, l’auteur de la pièce A Journey’s End, lui prêtera main forte pour adapter l’œuvre de Priestley sur grand écran. Le scénario final suit ainsi l’intrigue originelle dans ses grandes lignes, saupoudrées ici et là de quelques touches humoristiques so british auxquelles James Whale ne manquera pas de souligner sa sensibilité. Le projet apparaît enfin sur le programme d’Universal au mois de février 1932. Le scénario recevra quant à lui l’approbation du Hays Office un mois plus tard, ce qui permettra sans doute de boucler le tournage en deux temps trois mouvements en mai.

James Whale (à gauche) sur le tournage de La Maison de la mort, en 1932 © DR

James Whale s’entoure alors d’une équipe de proche collaborateurs, et « because a good cast is worth repeating », mentionnons la présence à la caméra de l’opérateur Arthur Edeson (Frankenstein, Waterloo Bridge), au décor de Charles D. Hall (Frankenstein) et au maquillage du génial Jack Pierce (Frankenstein). En bon émule du théâtre anglais, le cinéaste choisit sa distribution sur les planches, à commencer par le canadien Raymond Massey, qui fit ses premières armes dans une mise en scène de la pièce In The Zone (Eugene O’Neill, 1917) avant de se retrouver dans une adaptation peu orthodoxe de Hamlet (William Shakespeare, 1603) à Broadway en 1931. Viennent ensuite Melvyn Douglas, remarqué dans son succès à Broadway adapté pour l’écran par Mervyn LeRoy, Tonight or Never (1931), Gloria Stuart contactée par les directeurs de casting des studios Paramount et Universal juste après la première de La Mouette (Anton Tchekhov, 1896) au début des années 30, et la grande tragédienne britannique Eva Moore qui peut se targuer d’une relative longévité dans le cinéma muet anglais. James Whale intègre au casting un jeune comédien rencontré il y a dix ans, Charles Laughton, qui trouve alors son premier rôle dans un film américain. Pour le personnage de Morgan, le cinéaste fait appel à un spécialiste du genre, Boris Karloff, dont le seul nom affiché au générique suffit à installer une atmosphère angoissante. Rappelons que l’acteur est loin d’en être à son coup d’essai, puisqu’on l’a déjà aperçu dans plus de quatre-vingt films à l’époque. Reste cependant un caillou dans la chaussure de James Whale : aucun acteur masculin ne se révèle assez âgé pour interpréter le patriarche de la famille Femm. Aussi le réalisateur engagera-t-il l’actrice britannique Elspeth Dudgeon travestie jusque dans le générique sous le nom de John Dudgeon. Il complète enfin le casting familial avec deux énièmes comédiens britanniques, Ernest Thesinger (Horace Femm) et Eva Moore (Rebecca), qui accepte ici un rôle à contre-emploi quand on connaît notamment ses prises de position au sein du mouvement en faveur du droit de vote féminin dans les années 20. La Maison de la mort sort seulement deux mois après la fin de son tournage, en juillet 1932. La presse américaine lui réserve un accueil mitigé, Variety le trouvant quelque peu « inepte », alors que le journaliste du New York Times reconnaîtra une pléiade de talents dirigés par le talentueux Whale. Le film fit des entrées correctes au box-office en première semaine avant de souffrir des piètres retours critiques de la part des spectateurs. 

Destins tordus

Universal Pictures perd les droits de l’histoire originale en 1957. Les studios anglais de la Hammer en profitent alors pour mettre le grappin dessus en proposant à William Castle, spécialiste des séries B, d’en diriger une nouvelle version cette fois-ci distribuée par la Columbia Pictures. C’est donc en 1963 que sort aux États-Unis The Old Dark House sans même la participation de Boris Karloff qui n’apprécie guère le tournant grossièrement comique emprunté par le remake. Et en effet, il faut imputer à Robert Dillon ce remaniement scénaristique. Si son nom ne vous évoque pas grand chose, c’est sûrement parce que vous ignorez qu’on lui doit une bonne partie des scenarii des insignifiants beach party movies des années 60, mais aussi et surtout celui de French Connection II (John Frankenheimer, 1975). The Old Dark House ne laissera que peu de souvenirs à la postérité, William Castle travestissant allègrement la version originale de 1932. Celle de Whale en revanche restera dans l’Histoire… Pour son statut de film   perdu ! Son film devient alors presqu’un Graal pour les cinéphiles amateurs de son œuvre.

© Hammer Films

Le réalisateur et scénariste Curtis Harrington, fer de lance du nouveau cinéma gay au travers d’une œuvre riche en films de genre, mais surtout ami proche de Whale, tannera des années durant Universal pour retrouver le négatif original de La Maison de la mort. Une copie finira par être découverte dans un coffre en 1968. Harrington doit donc ensuite redoubler d’énergie pour convaincre les archives de la George Eastman House de financer un nouveau négatif d’après la première bobine de mauvaise qualité retrouvée et de restaurer le reste du film. De son côté, le studio Universal ne jouit alors plus du copyright original sur l’œuvre. C’est alors qu’entre en scène le Cohen Media Group qui achète les droits littéraires de Benighted. Il leur faudra pourtant de nombreuses années pour négocier avec Universal dans le but d’accéder aux négatifs originaux et donc les restaurer. Roundabount Entertainment sera alors en charge de restaurer le film en 4K à partir du négatif image 35 mm, un master positif nitrate image et un positif son nitrate conservés à la Library of Congress permettant de pallier l’absence de certaines images.

Survival movies

(Re)découvrir La Maison de la mort plus de 85 ans après sa sortie dans une version inédite distribuée par Carlotta Films permet d’apprécier un film dont le scénario oscille brillamment entre la terreur et la comédie, sans jamais toutefois verser dans le fantastique. Certes, James Whale met en scène une bluette un peu mièvre entre Melvyn Douglas et Lilian Bond au cœur d’un récit d’angoisse qu’il parvient à désamorcer avec brio, lorsque Gloria Stuart interrompt l’action d’une scène pour s’amuser à des jeux d’ombres chinoises par exemple. Le cinéaste fait tout aussi preuve de ses talents en terme de direction d’acteur, surtout à l’égard du traitement réservé au personnage de Rebecca Femm, dont la bigoterie ne manque pas de faire sourire. Il faut également reconnaître un véritable talent de mise en scène pour inspirer l’effroi dans un décor particulièrement nu, que les ombres et lumières du chef opérateur parviennent à transformer en antre de l’enfer.

© Universal Pictures

James Whale use de nombreux mouvements amples de caméra mais aussi, signalons-le, de gros plans peu usités encore à l’époque.  Ainsi de la vision démoniaque de Morgan qui descend l’escalier sur les murs duquel vacillent les ombres des flammes de la cheminée, ou encore des couloirs de la maison peuplés de fantômes matérialisés par les rideaux flottant au vent. James Whale apporte d’ailleurs un soin remarquable au traitement du son en glissant des sifflements de vent frénétiques en contrepoint de la bande-originale.  La Maison de la mort suit, certes, un canevas des plus classiques : une nuit d’orage, des personnages réunis dans une maison isolée tenue par des hôtes singuliers, un terrible secret enfoui etc. James Whale parvient cependant à transcender ces « topoï » pour signer un marivaudage macabre sous la forme d’un huis clos situé dans une maison hantée. Cette trame scénaristique sera appelé par la suite à devenir un mètre-étalon pour les films du même genre adaptés pour la plupart de la littérature anglo-saxonne du XIXe siècle (Edgar Allan Poe, Oscar Wilde, Henry James). La maison hantée, où l’existence du mal frappe la cellule familiale, inspirera par la suite les cinéastes qui en feront même le personnage principal de leurs films. Ainsi d’Alfred Hitchcock, dans Rebecca (1940), de Jack Clayton dans Les Innocents (1961) et de Robert Wise dans La Maison du diable (1963) par exemple. Le genre, poussé dans ses retranchements dans les années 70, donnera également naissance aux survival movies dans lesquels les personnages luttent pour leur survie au cœur d’un environnement inhospitalier, à l’image de l’équipage piégé à l’intérieur de la carcasse du paquebot renversé dans L’Aventure du Poséidon (Ronald Neame, 1972).

© Universal Pictures

© Universal Pictures

à la croisée des destins

Le cinquième film de James Whale se situe surtout au tournant des carrières de chacun de ses collaborateurs. Gloria Stuart réapparaîtra dans deux des films du cinéaste, L’Homme Invisible (1933) également scénarisé par R.C. Sherriff, puis The Kiss Before The Mirror (1933). Ernest Thesiger tournera dans La Fiancée de Frankenstein (1935), retrouvant ainsi le même réalisateur mais aussi Boris Karloff qui reprend alors le rôle de la Créature. Les deux acteurs apparaissent également ensemble à l’écran dans une autre production fantastique, Le Fantôme vivant (T. Hayes Hunter, 1933), premier film d’horreur parlant britannique. A la technique, le chef opérateur Arthur Edeson poursuivra une brillante carrière jusqu’en 1949 avec L’Homme Invisible mais aussi Le Faucon maltais (John Huston, 1941) et Casablanca (Michael Curtiz, 1942). Carl Laemmle Jr, quant à lui, perdra la gestion du studio familial en devenant bien trop dispendieux pour des productions qui ne rapportent que très peu d’argent. Même le succès de la comédie musicale Show Boat (James Whale, 1936) ne suffira pas à sauver la mise. Le financier John Cheever Cowdin rachètera donc la même année Universal Pictures aux Laemmle ; Junior ne retravaillant plus jamais sur un film durant les 43 années qu’il lui restait à vivre. Enfin, le déclin de James Whale commence lorsqu’il signe la suite d’un succès du studio, A l’Ouest, rien de nouveau, avec le film Après (1937). Le nouveau directeur de la production chez Universal, quelque peu embarrassé, ne lui confiera désormais plus que la réalisation de séries B mineures. Seule son adaptation de L’Homme au masque de fer (1939) rappellera au public américain son talent de metteur en scène, alors qu’en Angleterre ressort sur les écrans La Maison de la mort. 

A propos de l'auteur

Boris Szames

Déclaré cinémaniaque à la naissance, Boris se met à porter très tôt le col roulé en hommage à Godard. Il voit depuis la vie en Cinémascope et Technicolor trichrome. Boris prépare actuellement une thèse sur le port du mulet dans la filmographie de Patrick Swayze, en attendant la publication de son ouvrage : "Plasticité du corps britannique - Étude comparée du déhanché de Hugh Grant hier et aujourd'hui".

Rechercher

Le Rétroscope

En DVD

Suivez-nous sur Twitter