Ciné-Club
Gone Hollywood

#1 L’Amérique du Monde d’après
(2021-2022)

Les Amériques nous l’avaient promis : tout ça va mal finir. Il y a quelques mois encore, personne à Hollywood n’aurait misé sur une love story entre une chauve-souris et un pangolin sur un marché chinois. Nous n’avons pourtant rien vu venir de ce moment paroxystique.

« La peste de Wuhan » s’est imposée dans le monde entier comme un véritable blockbuster qui a mis à l’arrêt l’industrie du divertissement, sans jamais paralyser notre capacité à rêver. Et pour cause : le spectre d’une vie future régie par des lois martiales et liberticides revient hanter nos cauchemars refoulés. A l’heure où le monde semble se faire pour de bon du très mauvais cinéma, le ciné-club Gone Hollywood se propose de revisiter l’Amérique du « monde d’après », fantasmée par une poignée de réalisateurs aussi visionnaires que facétieux.

De Steven Spielberg à John Carpenter, en passant par Ridley Scott et Terry Gilliam, le voyage promet de belles rencontres par-delà notre propre humanité et des spectacles pyrotechniques au son de synthés primitifs ou de grands orchestres wagnériens. Enfilez vos masques, le pire n’est jamais décevant !

#2 Winner x Loser
(2022-2023)

Les masques sont tombés. Peut-être. Une guerre s’est déclarée. Assurément.  Et l’abondance a tiré sa révérence. Bref « l’avenir c’est le cinéma et l’électricité » broie du noir et même à Hollywood, l’American Dream fait grise mine. Comme si Will Smith l’avait giflé pour dire dans un geste insensé au « And the winner is » qu’il avait du mouron à se faire. Même les héros de la Première Guerre Mondiale ont subi un revers de fortune traité par Psycho-Donald de losers. Rien ne va plus.

Le winner d’hier est devenu un loser et vice et versa. Alors pour sa deuxième saison au Brady, Gone Hollywood revisite les destins contrariés de mâles déjà incertains, des héros qui ne veulent pas en être, ou que le monde a mis de côté, des êtres en marge pour lesquels la virilité est déjà un regret trop lourd à porter et où le chemin vers la gloire se résumerait dans un « d’échec en échec, j’ai réussi ma vie ».

De Rambo aux Blues Brothers, en déviant par Lenny de Bob Fosse ou encore Napoléon Dynamite, et The Social Network, on parlera inversement des mythes, dérèglements héroïques, fonte des pôles entre perdants magnifiques et gagnants sociopathes. On vous laissera choisir. Il sera compliqué de voter, mais ça on le sait déjà !